Lundi 26 octobre 2009
1
26
/10
/2009
10:50
Pour ma quatrième année, je vais faire un stage au Cameroun dans une association d'art contemporain:
l'espace Doual'art (http://www.doualart.org/). Du 17 septembre 2009 au 15 janvier 2010, vous pourrez suivre mon quotidien à Douala à cette adresse: http://douala.over-blog.net
Durant cette période, je continuerais à poster sur ce blog les articles concernant les projets finis que je vais réaliser dans le cadre du stage...
A suivre!
Par cécile
0
-
Recommander
Mardi 7 juillet 2009
2
07
/07
/2009
20:13
Mon travail s'articule principalement autour de la photographie et installation urbaine.
Depuis deux ans, mes projets s'articulaient autour du souvenir ou requéraient l'intervention de participants. Cela s'est précisé pour ma troisième année.
Mes projets sont désormais intimement liés à Bourges et son contexte socio-politique: notament par la position géographique de l'école, j'ai pu travailler avec la complicité de berruyers très
préoccupés par les changements s'effectuant dans leur ville.
Je porte mon attention sur les évènement qui balisent notre vie de tous les jours, je les répertorie et les ré-articule pour produire un sens nouveau.
Les mots-clés qui ponctuent mon travail sont "décentrement", "dégradation", "vide urbain", "espace public" et "réappropriation"...
Par cécile
-
Publié dans : projet 3ème année
1
-
Recommander
Mardi 7 juillet 2009
2
07
/07
/2009
17:21
J’ai réalisé trois fois la performance décrite par le flyer, dans trois
quartiers différents de Bourges. J’ai ainsi pu dessiner trois marelles en escargot, représentant les habitudes de vie des habitants des quartiers étudiés.
A partir de ces dessins à la craie, j’ai pu reconstruire une nouvelle cartographie de la
ville. Cette carte permet d’apréhender le quotidien des berruyers, suivant le quartier où ils résident, et dévoile leurs habitudes de déplacement.
Il s’agit d’une représentation de la ville de Bourges par ses habitants. Nous pouvons
alors constater une coupure du tissus urbains. Des microclimats sont présents. La répartition des activités sociales en zones concentriques définies est un facteur conduisant à ce
cloisonnement. Elle influence la conduite des personnes vivant dans ces zones, qui n’éprouvent plus le besoin de se rendre dans un quartier différent. La ville est divisé en espaces
de climats psychiques tranchés.
Par cécile
-
Publié dans : projet 3ème année
2
-
Recommander
Mardi 7 juillet 2009
2
07
/07
/2009
17:00
En 2005, la mairie de Bourges a décidé de respecter l'"Agenda 21" (programme d'action créé en 1992 par les représentants de 180 pays, et qui représente une liste
d'actions à mettre en oeuvre pour appliquer la notion de développement durable à l'échelle d'un territoire).
Un des axes de ce contrat est d'améliorer le cadre de vie des berruyers en entretenant le patrimoine vert municipal, en réduisant l'impact sur l'environnement.
Pour cela, le service voirie n'utilise plus de désherbant dans les rues de Bourges, et les herbes commencent à pousser entre les pavés.
J'ai voulu accentuer ce phénomne. Durant la nuit, j'ai planté des bandes de plaque de gazon entre les pavés. C'est une action discrète, mais les passants attentifs ont réagi. L'attention des gens
est alors focalisée sur un moment qui était presque invisible, et détourne leur regard un court instant de la pollution visuelle qui nous entoure (publicités, voitures...etc...).
Petite anecdote: Un étudiant en médecine, Bernard Cousin, et un situationniste, Bernard Fritsch, allias Killian,
cherchaient une idée pour un tag, dans le contexte de mai 68. Bernard Cousin, a écrit dans un premier jet "Il y a de l'herbe sous les pavés". Mais Killian trouvé ça trop naturiste, et prêtant à
confusion avec le hashich. Le tag est devenu la célèbre phrase que vous connaissez: "Sous les pavés, la plage".
"Il y a de l'herbe sous les pavés", peut être maintenant actualiser dans la course actuelle au développement durable...
Par cécile
-
Publié dans : projet 3ème année
0
-
Recommander
Mardi 7 juillet 2009
2
07
/07
/2009
16:47
Photographie finale montrant le panneau en sitution
Panneau imitant ceux de la ville, ayant pour sujet la démoliton de cet espace
Avaricum est une ancienne citée de logement sociaux en centre-ville. Suite à la démolition de ce quartier et grâce au
récit d’une habitante, j’ai décidé de prendre en photo ce lieu. J’y ai ajouter numériquement certains des arbres qui étaient présents avant la disparition des bâtiments. Il y a eu
beaucoup de polémiques lors de leur déracinement. Ces arbres étaient très importants pour les habitants. Ils représentaient un symbole fort de ce quartier et ont été les
premières victimes de ce projet de renouvellement urbain.
J’ai détourné un panneau de la ville de Bourges, pour y incorporer mon montage photographique, et ainsi
pouvoir l’accroché in situ. L’image du panneau dans ce quartier est la finalité de ce projet.
Extrait du livre "L'irréductible de l'HLM n°6" de Josselyne Bruneau:
‘‘Ce n’était pas digne de lâcher ainsi contre nos arbres, sous nos yeux, les
dents
rageuses des scies mécaniques. Un tel spectacle était forcément traumatisant pour les
esprits. Oui, on aurait dû attendre... (...) Il n’y avait pas grand monde dans les bas d’immeubles, mais je suis bien placée pour savoir que dans les logements il y a eu des larmes de
versées en silence par les dames, ou écrasées rageusement par les hommes.
Ces arbres cinquantenaires étaient des peupliers, des hêtres pourpres et
surtout
des charmes fastigiés. Cette essence rare, on l’aimait particulièrement.
Pour sa belle silhouette ronde, mais aussi pour la belle sonorité de son nom qui a fait
fourcher la langue de bien des générations d’enfants.’’
Vue d'Avaricum avant le début des travaux
Par cécile
-
Publié dans : projet 3ème année
0
-
Recommander