Jeudi 6 mars 2008

J’ai présenté cette pièce pour mes bilans :

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Lorsque une personne emprunte ce couloir, elle se retrouve face un écran blanc.

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Elle pense qu’elle va assister à une projection vidéo, hors c’est elle-même qui apparaît sur l’écran… Elle peut se découvrir par le biais d’un portrait de face, en plongée et de faible qualité, telles les images de caméra de surveillance :

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 Ou par le biais d’une vidéo : la seconde Webcam étant disposée dans le dos de la personne, celle-ci voit d’abord quelqu’un de dos, et en bougeant, elle constate que les gestes du personnage sont semblables aux siens et qu’il s’agit en l’occurrence d’elle-même…

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 Ce dispositif est en fait composé de deux Webcams, un vidéo projecteur, un capteur infrarouge et un ordinateur qui contrôle tous les équipements énumérés avant, grâce au logiciel Pure Data.

_MG_4645-copie-2.JPGundefined1ère caméra face à la personne qui entre

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La 2ème caméra est placée derrière le vidéo projecteur et filme la personne de dos


undefinedCapteur infrarouge

Cette pièce a été avant tout un exercice pour moi. C’était un essai pour apprendre plus en détails à contrôler le logiciel Pure Data qui n’est pas toujours facile à appréhender…

Voici à quoi ressemble les commandes de pour cette programmation :

 purdata.jpg


En fait lorsqu’une personne passe devant le capteur, celui-ci déclenche le programme, qui active neuf fois sur dix la Webcam qui prend la photo, sinon celle qui produit la vidéo.

Ce dispositif devait questionner sur la place d’un corps dans l’espace. En effet, la personne prise en photo ou filmée, est introduite dans un espace bi-dimensionnel nouveau, qui est délimité par le cadre de l’image projetée.

Cette pièce pose aussi la question de la perception du dispositif par le spectateur, car c’est seulement après s’être retrouvée face à elle-même, que la personne présente dans la pièce découvre l’existence des webcams. Sinon, c’est un détail auquel personne ne prêterait attention. Les Webcams sont telles des caméras de surveillance, comme nous pouvons en trouver dans nos rues. Sauf qu’ici, le phénomène est amplifié par le fait que nous sommes dans un espace confiné.

D’ailleurs l’expérience est troublante et met souvent mal à l’aise la personne qui l’expérimente. Le fait de se retrouver face à son propre corps et d’être observé par soi-même provoque un trouble sensoriel où l’appréhension de l’espace est mise à mal. D’autres, au contraire, habitués sans doute par la  masse d’images qui nous entourent, étaient ravis d’être le sujet de la pièce et jouaient avec les Webcams…

Dans tout les cas, on ne peut pas dire de ma pièce que c’est un élément fini : en effet beaucoup d’artistes des années 70 ont déjà fait le tour de ce sujet (Bruce Nauman, Dan Graham…) et je n’ai pas apporté beaucoup de nouveautés. Il faut vraiment le prendre comme un exercice qui m’emmènera sûrement plus loin par la suite. Déjà, après réflexion, je ne pense pas qu’une si grande pièce soit utile. Un simple écran encadré, tel un tableau dans un musée, aurait largement suffi. Les personnes auraient alors été le sujet du tableau. Il n’y aurait eu qu’une seule Webcam : celle qui prend les photos de face.

 Sur les murs extérieurs de ma pièce étaient installés deux caissons lumineux, qui présentaient des photographies.
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par cécile publié dans : projet 2ème année
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Jeudi 6 mars 2008
Suite  au workshop  avec Brice Dellsperger et ma rencontre avec Nathasha Lesueur qui m'a appris quelques techniques de photos en studio, j'ai pensé à ce projet. Il s'agit de deux photographies qui étaient présentées sur caissons lumineux , accrochés  aux panneaux de bois de mon autre pièce.

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Ces photos représentent comme vous pouvez le constater un homme et une femme:


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J'ai pris ces personnes nues en photos, dans un premier temps. Puis j'ai photographié leur  vêtements, posés sur le sol, sans relief... J'ai les ai ensuite superposé en transparence sur les corps. La nudité des corps est encore présente. Il s'agit d'un travail sur une forme d'identité: nous sommes la seule espèce à porter des vêtements. Ils sont la marque de notre caractère, condition sociale...etc... Ici, au travers la transparence, nous entrons dans l'intimité de la personne. Ces vêtements transparents ne sont plus qu'une empreinte, la trace d'une identité encore présente. 

Le fait que je les ai photographié à plat  et posé sur les personnes, rappelle le jeu  avec lequel vous avez peut-être joué étant petit: c'est une poupée sans volume sur laquelle on peut clipser  des vêtements cartonnés. Ces poupées au contraire se ressemblent toutes,  on ne peut les différencier que si elles sont habillées différement.
L'image de l'homme et de la femme nus, est également chargée de symbole.
par cécile publié dans : projet 2ème année
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Dimanche 2 mars 2008
Le mercredi 28 novembre, Nicki, un troisième année, m'a proposé de participer au tournage d'un de ses court-métrages, en tant que photographe de plateau. Pour l'occasion, un de ses amis qui est danceur s'est déplacé. C'était le personnage principal. Il s'agissait d'un travail d'incrustation: Le danceur était filmé sur fond bleu, pour être ensuite transposé sur un fond filmé autour du lac d'Annecy.

Voici les photos que j'ai prise lors du tournage:


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_MG_3040-copie-1.JPG

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par cécile publié dans : projet 2ème année
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Jeudi 7 février 2008
Au mois de novembre, a eu lieu l'exposition Immagodrome. Cette exposition traitait des images mentales, c'est-à-dire  de l'imagination, de la réflexion,  du rêve, des visions éveillées, des hallucination...etc...
Cet évènement avait lieu dans un lieu déjà chargé en souvenirs et émotions: le chapiteau d'un cirque.
En entrant sous ce chapiteau, nous pouvions voir évoluer un homme volant, dans une colonne au couleur du cirque:

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En continuant, nous pouvons voir se dresser un autre chapiteau, dans le chapiteau! Si on observe de plus près, on peut constater qu'il s'agit d'un lit, éclairé par une lampe de chevet. Le chapiteau en toile blanche n'est que la représentation du rêve de la personne à laquelle appartient ce lit... Une très jolie image. 

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Au coeur du chapiteau se dresse une sorte de méduse patchwork, entièrement réalisée à la main! Ces pattes sont d'énormes poches d'eau, tombant du ciel. Nous sommes confrontés à un être fantastique, une apparition venue d'ailleurs.

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Derrière cette méduse, se cache un tout petit village de carton, haut en couleur! C'est un élève de 4ème année (Odilon), revenant d'un séjour à Madagascar qui l'a réalisé. Il a en fait reconstitué, avec peu de moyens (recyclage...etc...),  les vitrines des magasins de cette république, qui sont sponsorisés par des grandes marques. Cette représentation miniature du réel, nous emmène dans une autre échelle, là où des petits détails de notre quotidien deviendraient immenses...

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Viens ensuite un autre animal très particulier: un kangourou jongleur de balle, qui effectue des saut plus rebondissant que ceux d'une balle de tennis (il en est composé d'environ 80!).

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Et si vous regardez bien derrière ce kangourou, vous pourrez apercevoir la porte de mon extracteur de pensée...
par cécile publié dans : projet 2ème année
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Mercredi 6 février 2008
Pour correspondre au thème du cirque, images mentales...etc... j'ai choisi de reproduire une pièce tel l'antre d'une diseuse de bonne aventure (peut-être l'influence de ma mère sur moi??).
Voici la photo de l'entrée de la pièce:

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En entrant par cette porte, on pouvait découvrir un long couloir sombre (éclairé le soir par des bougies) qui menait à une sorte de petit confessionnal:

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Un texte était à disposition du public à l'entrée:

_MG_2320.JPGSupport bland où était positionné le texte

 

L'EXTRACTEUR DE PENSEE

A quoi sert cette pièce?

  L'exposition Immagodrome réveille en vous des souvenirs, ou vous ressentez le besoin de formuler à voix haute vos émotions, vos pensées... Cette pièce est faîtes pour vous.
  Avouez de façon anonyme tout ce que vous n'avez jamais osé dire à quiconque ou venez simplement lire et commenter le dossier de confessions écrites, présent dans la pièce.
  Ce lieu est un défouloir. Certains se confiront réellement, d'autres inventeront des histoires... Evoquez vos fantasmes, avouez le pire ou le meilleur. Peut-être trouverez vous ça libérateur. A vous de vous faire votre propre idée!

Les confessions sont-elles réellement anonyme?

  Un micro est présent dans la pièce. Il est commandé par un logiciel qui est programmé pour enregistrer de façon aléatoire un mot de temps en temps de votre confession. Celle-ci reste donc secrète.
  Les seules informations conservées seront la dates et l'heure de certains mot de votre confession. Celles-ci me serviront à créer une édition dans les mois à venir.



  Il est très difficile pour les personnes de se confier comme ça, sans rien en retour. Il fallait donc essayer de les mettre en confiance, et peut-être même après, leur permettre d'accéder aux enregistrements.
La pièce a été conçu dans cet objectif. La mise en scène avec le couloir, l'ambiance tamisée...etc... permettait de les emmener ailleurs, pour qu'il s'imagine être dans un autre lieu qu'une exposition dans un chapiteau. La pièce était légèrement surèlevé pour renforcer cette idée.

Elle était fabriquée à l'aide de panneaux de bois, tenus par des serre-joints, et placés dans l'entrée du chapiteau à la place des vestiaires. Le couloir était fait de bâches noires, fixées sur les cordes du chapiteau.

_MG_2344.JPG_MG_2343-copie-1.JPG

















Un capteur infra-son était placé face au siège, de telle manière que si une personne s'asseyait dedans, elle était détectée. Le capteur envoyait donc ainsi un message à l'ordinateur, qui déclenchait lui-même le logiciel programmant le micro.

_MG_2353.JPGCapteur infra-son

_MG_2454-copie-1.JPGVue en plongée de la pièce

_MG_2352.JPGLe micro et la table avec les dossiers de confessions écrites



max.jpgProgramme utilisé pour la prise de son

_MG_2348-copie-1.JPGL'arrière du décor


Ce logiciel permettait d'enregistrer toutes les 5 à 10 secondes, 5 à 20 secondes de la confessions.
Cette pièce était juste un prétexte pour avoir de la matière audio, pour en faire ensuite une édition.
Malheureusement, la 3ème journée de l'exposition, là où il y a eu le plus de monde, un branchement était défectueux et les enregistrements n'ont pas fonctionnés. Je n'ai donc pour le moment pas assez de matière pour commencer l'édition...

par cécile publié dans : projet 2ème année
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