Suite à la récolte de souvenirs réalisée dans le cadre du précédent projet, nous avons décidés de nous concentrer plus précisément sur les récits dévoilant la
vie des quartiers en renouvellement.
Pour cela, nous avons choisi comme lieu d’action la rue Bourbonnoux et sa seule boutique abandonnée. Ce choix est justifié par le fait que cette rue est en
plein centre-ville et représente un quartier aisé: nous avions la volonté d’amener les témoignages de la périphérie au centre.
Nous sommes donc intervenu la première nuit, en nettoyant et repeignant la façade. La deuxième nuit, nous sommes venues inscrire les mots au
pochoir.
Les réactions des passants ont été vives, nombreux ont été interpellés par ce projet...
Maintenant, nous laissons faire le temps face à ces témoignages ancrés dans les murs.
Par cécile
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Pendant 2 mois, nous sommes allées à la rencontre des Berruyers, lors de manifestations telles les brocantes, repas de quartier, guinguettes…etc… Après avoir
dialogué avec eux, nous leur demandions de nous confier un souvenir particulier qu’ils avaient vécu à Bourges.
Pour leurs redistribuer ces moments partagés, nous avons décider d’éditer un journal reprenant les codes graphiques du mensuel gratuit ‘‘Les Nouvelles de
Bourges’’. Ce journal est édité par la mairie de la ville, et ne laisse pas vraiment place à l’opposition... Il était donc important pour nous de copier la forme de ce journal, pour
laisser les habitants de Bourges s’exprimer et partager leur vision de la ville, qu’elle soit bonne ou mauvaise.
Par la suite, ce journal sera édité à 5000 exemplaires et redistribué gratuitement dans les boîtes aux lettres.
Par cécile
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En février 2008, parrallèlement à mes projets personnels, j’ai commencé un travail collectif avec Malika Ouedraogo.
L’espace urbain est un espace en mouvement où une quantité extraordinaire d’histoires accumulées est superposée. Notre travail entre en interaction
avec cet espace. Nous interrogeons le quotidien au travers d’installations.
Dans toutes les villes, des tensions et problèmes sociaux sont générés notamment par l’existence d’une fracture spatiale entre les quartiers. Nous
tentons de créer des contextes basés sur la communication, où avec les habitants nous nous questionnons sur les changements de la ville. C’est un travail qui interpelle notre manière de
regarder et d’habiter l’espace. Nous recherchons pour cela un équilibre entre tapage et discrétion, et provocation et effacement.
Par cécile
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