projet 3ème année

Lundi 6 juillet 2009
Suite à la récolte de souvenirs réalisée dans le cadre du précédent projet, nous avons décidés de nous concentrer plus précisément sur les récits dévoilant la vie des quartiers en renouvellement. 
Pour cela, nous avons choisi comme lieu d’action la rue Bourbonnoux et sa seule boutique abandonnée. Ce choix est justifié par le fait que cette rue est en plein centre-ville et représente un quartier aisé: nous avions la volonté d’amener les témoignages de la périphérie au centre.
Nous sommes donc intervenu la première nuit, en nettoyant et repeignant la façade. La deuxième nuit, nous sommes venues inscrire les mots au pochoir. 
Les réactions des passants ont été vives, nombreux ont été interpellés par ce projet...
Maintenant, nous laissons faire le temps face à ces témoignages ancrés dans les murs.

 
Par cécile
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Lundi 6 juillet 2009
Pendant 2 mois, nous sommes allées à la rencontre des Berruyers, lors de manifestations telles les brocantes, repas de quartier, guinguettes…etc… Après avoir dialogué avec eux, nous leur demandions de nous confier un souvenir particulier qu’ils avaient vécu à Bourges. 
Pour leurs redistribuer ces moments partagés, nous avons décider d’éditer un journal reprenant les codes graphiques du mensuel gratuit ‘‘Les Nouvelles de Bourges’’. Ce journal est édité par la mairie de la ville, et ne laisse pas vraiment place à l’opposition... Il était donc important pour nous de copier la forme de ce journal, pour laisser les habitants de Bourges s’exprimer et partager leur vision de la ville, qu’elle soit bonne ou mauvaise.
Par la suite, ce journal sera édité à 5000 exemplaires et redistribué gratuitement dans les boîtes aux lettres.

 
Par cécile
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Lundi 6 juillet 2009

En février 2008, parrallèlement à mes projets personnels, j’ai commencé un travail collectif avec Malika Ouedraogo.

L’espace urbain est un espace en mouvement où une quantité extraordinaire d’histoires accumulées est superposée. Notre travail entre en interaction avec cet espace. Nous interrogeons le quotidien au travers d’installations.

Dans toutes les villes, des tensions et problèmes sociaux sont générés notamment par l’existence d’une fracture spatiale entre les quartiers. Nous tentons de créer des contextes basés sur la communication, où avec les habitants nous nous questionnons sur les changements de la ville. C’est un travail qui interpelle notre manière de regarder et d’habiter l’espace. Nous recherchons pour cela un équilibre entre tapage et discrétion, et provocation et effacement.

Par cécile
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Mardi 7 juillet 2009
Pourquoi les cartes postales metteraient seulement en évidence les qualités génériques d’une ville?
 
Cette série de cartes est disposée, sans autorisations, dans les présentoirs des magasins touristiques.
C’est une place de choix pour s’offrir à la vue des visiteurs de Bourges et leur montrer une réalité autre concernant cette ville. Les photos représentent les changements liés au renouvellement urbain, les espaces désafectés... et nous emmènent dans un parcours contre-touristique de la ville berruyère.
A l’arrière de ces cartes, la présentation et les codes barres restent les mêmes que les cartes postales commercialisées. Il est donc possible de les acheter au même titre que les autres. 


 








 
Par cécile
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Mardi 7 juillet 2009
Photographie finale montrant le panneau en sitution



Panneau imitant ceux de la ville, ayant pour sujet la démoliton de cet espace


Avaricum est une ancienne citée de logement sociaux en centre-ville. Suite à la démolition de ce quartier  et grâce au récit d’une habitante, j’ai décidé de prendre en photo ce lieu.  J’y ai ajouter numériquement certains des arbres qui étaient présents avant la disparition des bâtiments. Il y a eu beaucoup de polémiques lors de leur déracinement. Ces arbres étaient très importants pour les habitants. Ils représentaient un symbole fort de ce quartier et ont été les premières victimes de ce projet de renouvellement urbain.
J’ai détourné un panneau de la ville de Bourges, pour y incorporer mon montage photographique, et ainsi pouvoir l’accroché in situ. L’image du panneau dans ce quartier est la finalité de ce projet.


Extrait du livre "L'irréductible de l'HLM n°6" de Josselyne Bruneau:
 
‘‘Ce n’était pas digne de lâcher ainsi contre nos arbres, sous nos yeux, les dents 
rageuses des scies mécaniques. Un tel spectacle était forcément traumatisant pour les esprits. Oui, on aurait dû attendre...  (...) Il n’y avait pas grand monde dans les bas d’immeubles, mais je suis bien placée pour savoir que dans les logements il y a eu des larmes de versées en silence par les dames, ou écrasées rageusement par les hommes.

Ces arbres cinquantenaires étaient des peupliers, des hêtres pourpres et surtout
des charmes fastigiés. Cette essence rare, on l’aimait particulièrement.
Pour sa belle silhouette ronde, mais aussi pour la belle sonorité de son nom qui a fait fourcher la langue de bien des générations d’enfants.’’



Vue d'Avaricum avant le début des travaux 
 
Par cécile
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